Pour l’inauguration du démonstrateur de captage et stockage de CO2 (CSC) de Total à Lacq, Valérie Létard a estimé que cette nouvelle année 2010 « ne pouvait pas mieux commencer pour vous puisqu’elle débute par une « première mondiale », à savoir l’inauguration de l’un des tout premiers démonstrateurs intégrés de captage et stockage de CO2 (CSC). Elle estime que c'est l'ouverture d'un marché « potentiel considérable pour notre pays, avec à la clef, des emplois, de l’activité, de la valeur ajoutée et de la croissance. »
Jean-Louis Borloo a fait part « de sa fierté pour Lacq, pour le département des Pyrénées-Atlantiques et pour toute la région Aquitaine. Dans quelques temps, Lacq sera un site connu et reconnu dans le monde entier et fera sans doute école » avec ce démonstrateur de captage et stockage de CO2 (CSC) de Total.
Valérie Létard a précisé qu’alors que la France se prépare à la « sobriété en carbone », depuis maintenant plus de deux ans, la France investit « massivement dans un nouveau modèle de croissance – la croissance verte - fondée sur la sobriété en carbone et en énergie ».
Ce modèle de croissance verte est voulu pour des raisons morales, « quand on sait que de nombreux pays souffrent déjà des conséquences du changement climatique », et des raisons économiques, car « nous ne sommes pas les seuls au monde à avoir fait le pari de la croissance verte. »
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Avec l'ouverture du démonstrateur de captage et stockage de CO2 (CSC) de Total à Lacq, la ministre Valérie Létard voit un grand pas vers la croissance verte. Elle estime que c'est l'ouverture d'un marché « potentiel considérable pour notre pays, avec à la clef, des emplois, de l’activité, de la valeur ajoutée et de la croissance. » |
Dans ce contexte, selon Valérie Létard « le captage et le stockage du carbone constituent un enjeu absolument majeur. Et pas seulement pour notre pays. Comme vous le savez, pour le Groupement international des experts sur le climat (GIEC) et l’Agence internationale de l’énergie (AIE), cette technologie pourrait contribuer à hauteur de 20% à la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050. »
Ainsi, sans le captage et stockage de CO2 (CSC), « diviser par deux de nos émissions de GES d’ici 2050, coûterait environ 70% de plus, ce qui aurait sans doute pour effet de décourager ou de ralentir les initiatives », précise la ministre.
Et même si le captage et stockage de CO2 (CSC) n’est pas « la solution miracle à tous nos problèmes – la priorité absolue du Grenelle Environnement reste la recherche de l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables – il n’en constitue pas moins une réponse importante aux enjeux de la lutte contre le changement climatique, une technologie sur laquelle nous ne pouvons pas raisonnablement décider de faire l’impasse. »
De plus, selon Valérie Létard, le marché du captage et stockage de CO2 (CSC) est aussi un marché « potentiel considérable pour notre pays, avec à la clef, des emplois, de l’activité, de la valeur ajoutée et de la croissance. »
« Ainsi, d’après les hypothèses communément admises, le marché potentiel du captage et stockage de CO2 (CSC) pourrait s’élever à environ 600 milliards d’euros à l’horizon 2030, essentiellement en raison de la forte demande issue des grands pays émergents. »
Mais la ministre ajoute qu’il y a trois conditions à remplir, avant de pouvoir passer à une phase véritablement industrielle :
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« la viabilité économique : pour être rentable, le captage et stockage de CO2 (CSC) a besoin d’un marché du carbone fiable, structuré et efficace. Je ne vous cache pas que ce n’est pas encore le cas au niveau international : nous ne sortons pas de Copenhague avec un prix du carbone au niveau mondial. Mais au niveau européen nous sommes bien en phase, avec une directive « quotas » extrêmement claire, et une généralisation de la mise aux enchères des quotas à partir de 2013.
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la sécurité : nous sommes face à un procédé totalement nouveau, ce qui nous oblige collectivement, à faire preuve d’une vigilance absolue. Je voudrais préciser, à cette occasion, que les sites de stockage de CO2 sont évidemment sélectionnés sur des critères très stricts de sécurité. De plus, les projets de stockage font l’objet d’expertises extrêmement approfondies et sont encadrés, comme c’est le cas à Lacq, par des programmes de surveillance et de prévention des risques, sous le contrôle de l’inspection des installations classées. J’ajoute enfin que nous avons demandé à Total de faire en sorte que le stockage du CO2 soit réversible de façon à ne pas hypothéquer l’avenir : même s’il s’agit d’une mesure extrême, je crois que c’est aussi ça, le principe de précaution.
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l’acceptabilité : nous devons mener, sur chaque projet, la concertation la plus large possible. L’acceptabilité, ça ne se décide pas d’en haut, ça ne décrète pas, ça se gagne : ça se gagne par la confiance, par la transparence, par la discussion et par la pédagogie. On ne fera jamais rien de bon et surtout de durable, sans le soutien des populations locales. »