Lors de la session de travail du Conseil informel « Ecofin » de vendredi matin à Göteborg, les ministres européens des finances ont discuté du climat avec le changement climatique et de l’emploi.
Emploi, il est nécessaire de rester en contact avec le marché du travail. Les ministres ont fait part de leur inquiétude face à l’augmentation dramatique du chômage, et de ce fait un risque que le taux de chômage s’installe un niveau élevé. Les ministres ont souligné l’importance de maintenir la politique financière expansive afin de ralentir la progression du chômage. Les ministres étaient par ailleurs unanimes quant à l’importance d’un cadre stratégique macro-économique robuste pour garantir le bon fonctionnement du marché du travail.
Afin de réduire le risque d’un chômage permanent, et pour ne pas répéter les erreurs du passé, les ministres ont souligné l’importance pour les personnes qui se retrouvent au chômage de garder le contact avec le marché du travail. La meilleure façon d’y parvenir, est de mettre en place une politique active de l’emploi, en utilisant par exemple la correspondance des compétences, la formation, les stages et la recherche intensive d’emploi.
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Emploi : il est nécessaire de rester en contact avec le marché du travail ; Climat : l’Union Européenne (UE) propose de payer sa part du financement, telles sont els conclusions du conseil Ecofin dédié à l'emploi et au climat. |
« Le chômage va devenir un défi politique, social et économique très difficile à relever dans les années à venir. C’est pourquoi la politique de l'emploi sera décisive pour faire diminuer les risques du chômage permanent » a expliqué Anders Borg.
Les ministres se sont mis d’accord sur le fait que les réformes structurelles doivent être accélérées, et que des mesures à plus long terme sont nécessaires afin d’augmenter l’offre de main-d’œuvre. Dans ce même contexte, les systèmes d’imposition et d’aide sociale devraient être élaborés de manière à ce que travailler soit rentable. La poursuite des réformes structurelles va jouer un rôle déterminant dans l'élaboration de la future stratégie pour la croissance et l'emploi.
« Il est également crucial d’accroître l’offre d’emploi pour parvenir à des finances publiques stables », a ajouté Anders Borg.
Climat, l’Union Européenne (UE) propose de payer sa part du financement. La session sur le changement climatique a été consacrée à deux thèmes différents : les instruments économiques rentables et le financement de la lutte contre le changement climatique. Les ministres ont souligné le rôle central des instruments économiques dans le travail effectué pour parvenir aux réductions nécessaires de gaz à effet de serre. Un certain nombre de ministres ont accueilli aussi l’idée de mettre en place une taxe carbone afin de diminuer les rejets émis par des secteurs extérieurs au système communautaire d’échange de quotas d'émissions (SCEQE).
« Nous avons eu des échanges de points de vue très constructifs sur le climat. Nous avons encouragé la Commission à proposer un examen nécessaire de la directive existante sur la taxation des produits énergétiques », a constaté le Ministre suédois des finances, Anders Borg.
Les ministres ont mené une discussion jugée « active et enrichissante » sur la question du financement des mesures de lutte contre le changement climatique. Les ministres ont réitéré l’intention de l’UE de parvenir à l’adoption d’un accord ambitieux et d’ensemble à Copenhague en décembre.
Ils ont aussi admis qu’il va très vite falloir déléguer davantage de moyens financiers pour la lutte contre le changement climatique. Anders Borg était particulièrement satisfait du fait que les ministres aient confirmé que l’UE est prête a assumer sa part de responsabilité dans le financement international de la lutte contre le changement climatique.
« Le Conseil « Ecofin » poursuivra les discussions sur le climat lors leur prochaine réunion le 20 octobre, et en vue du Conseil européen des 29 et 30 octobre. Ces discussions ont montré que l'Union était solide, qu’elle était prête à faire progresser cette question et à jouer un rôle prépondérant dans les préparations en vue de la réunion du G20 à St. Andrew les 7 et 8 novembre. Mais nous avons aussi besoin d’aide, en particulier de celle des Etats-Unis », a conclu Anders Borg.