La production des biens et services liés à l’environnement s’élève à 59 milliards d’euros en 2007. Le rythme de croissance de la production d’éco-produits en valeur courante s’établit à 7,7% en moyenne annuelle de 2004 à 2007, contre 4,9% pour l’ensemble des branches. Les exportations représentent un montant de 7 milliards d’euros en 2007. Pour les éco-activités, la balance commerciale est excédentaire avec un supplément d’exportations de l’ordre de 2,5 milliards en 2007.
Au total, l’emploi environnement dans les éco-activités représenterait environ 400 000 emplois. Parmi ces emplois dans l'environnement, 282 000 sont attribuables aux éco-activités marchandes des entreprises. Les emplois sont en hausse rapide, 4,2% en moyenne annuelle depuis 2004 contre un peu moins de 1% pour l’ensemble des branches.
Au total, l’emploi environnemental dans les éco-activités représenterait en effet quelque 400 000 emplois, dont 282 000 sont attribuables aux éco-activités marchandes des entreprises, désignés dans les comptes précédents comme « éco-entreprises ».
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Au total, l’emploi environnement dans les éco-activités représenterait environ 400 000 emplois. Les services internes de protection de l’environnement des entreprises génèrent 29 000 emplois.  |
Les services internes de protection de l’environnement des entreprises génèrent 29 000 emplois, les éco-activités des administrations publiques (services publics ou non marchands) représentent 89 000 emplois. Les emplois dans les produits adaptés, essentiellement observés dans le domaine de l’efficacité énergétique ne sont pas comptabilisés dans ce périmètre. Ces produits adaptés comprennent notamment la pose et la fabrication des vitrages isolants et de portes isolantes, les véhicules de classe A et B.
Les emplois dans l’environnement sont en hausse rapide, 4,2 % en moyenne annuelle de 2004 à 2007 contre un peu moins de 1 % pour l’ensemble des branches, avec notamment la croissance des emplois inhérents à la gestion durable de l’eau (+ 9,5 % par an environ) ou au développement des énergies renouvelables (+ 3 0 % par an environ).
Pour le ministère de l’environnement, cette croissance ne signifie pas pour autant des créations nettes liées à l’économie verte. L’angle de vision de l’emploi reste limité au domaine des éco-activités : les effets de substitution, avec d’éventuelles baisses d’emplois dans certains sous-secteurs, ne sont pas comptabilisés.
Les emplois des services de production - distribution d’eau et du domaine du cadre de vie (gestion des espaces verts urbains) ont été retirés du périmètre de l’emploi environnemental tel qu’il se présentait jusqu’en 2008 dans le rapport annuel de la Commission des comptes et de l’économie de l’environnement. L’agriculture biologique, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique sont intégrés dans ce périmètre. De plus, l’activité de rechapage des pneus a été intégrée au domaine de la récupération.
À l’exception des produits spécifiquement environnementaux tels que ceux issus de l’agriculture biologique ou les matières premières secondaires, les produits adaptés (chaudières à condensation, vitrages isolants…) restent en dehors du noyau dur de l’emploi environnemental. Ce choix de ne pas intégrer les autres produits adaptés n’exclut pas la possibilité d’un suivi particulier pour ces produits. Rarement identifiables dans les nomenclatures statistiques, ils pourront constituer un périmètre d’étude, selon les recommandations d’Eurostat, notamment afin d’assurer le suivi des politiques environnementales.
Si Eurostat maintenait sa position consistant à comptabiliser les produits réalisés avec les matières premières secondaires (en supplément de l’activité de récupération), ce choix pourrait contribuer à un supplément de 50 000 emplois pour l’environnement. La position française ne va pas dans le sens de cette proposition. Les activités aval telles que la fabrication de papier, la fabrication d’acier à partir de l’utilisation des produits de récupération (qui sont déjà comptabilisés), peuvent en effet être très étendues.
Les éco-activités comprennent la production de biens ou de services concourant à la protection de l’environnement et à la gestion des ressources naturelles. Les éco-activités résultent pour l’essentiel d’entreprises marchandes mais aussi des administrations publiques. Les éco-activités incluent les activités de protection de l’environnement internes aux entreprises, activités dites auxiliaires et qui ne font pas l’objet d’une vente, mais d’une dépense.
Au niveau international (OCDE, Eurostat), les éco-activités sont définies par leur finalité. Elles produisent des biens et services destinés à mesurer, prévenir, limiter, réduire ou corriger les atteintes à l’environnement. Ces atteintes à l’environnement peuvent être qualitatives, liées à la pollution ou à la dégradation des milieux naturels, ou quantitatives, causées par les prélèvements sur les stocks de ressources naturelles.
Dans le système européen des comptes de dépense de protection de l’environnement (Seriée), les activités sont classées par « domaine ». Un domaine correspond à un ensemble d’activités remplissant, par leur finalité, une fonction de protection de l’environnement. De nouveaux domaines sont en cours de définition à partir d’une autre fonction environnementale, la gestion des ressources naturelles.
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