Le MEDDAT a publié une étude sur l’insertion des jeunes issus des formations de l’environnement d’après le suivi de leurs parcours professionnel de 2004 à 2007.
En 2004, 10.700 jeunes sortis des formations environnementales ont été suivis par le Centre d’études et de recherches sur les qualifications.
L’observation de leur parcours professionnel entre 2004 et 2007 fait apparaître une insertion professionnelle a priori moins favorable que pour l’ensemble des formations. Ce constat est à nuancer, selon le MEEDDAT, en fonction du niveau de diplôme et des filières de formation.
 |
L’observation du parcours professionnel de 10.700 jeunes sortis des formations environnementales entre 2004 et 2007 fait apparaître une insertion professionnelle a priori moins favorable que pour l’ensemble des formations. |
Comme dans l’ensemble des formations, les jeunes issus des formations en environnement qui ont poursuivi des études supérieures ont de bons indicateurs d’entrée dans la vie active. Parmi les formations en environnement, les filières conduisant à des métiers de l’industrie et de la construction permettent une meilleure insertion professionnelle.
En 2004, les 10 700 jeunes issus des formations environnementales se répartissent dans cinq domaines environnementaux :
-
10 % des jeunes sortent d’une formation du domaine « pollutions, nuisances et risques : industrie et construction ».
-
36 % sont issus d’une formation du domaine « pollutions, nuisances et risques : services ».
-
21 % sortent d’une formation du domaine « nature, milieux et équilibres écologiques ».
-
28 % sont issus d’une formation du domaine « aménagement du territoire et du cadre de
-
vie ».
-
5 % sortent d’une formation du domaine « gestion sociétale de l’environnement ».
Les jeunes issus des formations environnementales sont un peu plus nombreux à être sortis d’une formation de niveau I ou II (26 %) que dans l’ensemble des formations (24 %). La proportion des jeunes sortant des formations de niveau III est la même pour les formations en environnement et l’ensemble des formations.
Les jeunes issus des formations de niveau IV ou V représentent une part moins importante pour les formations environnementales (46 %) que pour l’ensemble des formations (48 %).
En moyenne, entre 2004 et 2007, les jeunes sortant des formations en environnement ont passé 8 mois au chômage, contre 5,7 mois pour les jeunes de l’ensemble des formations.
Les jeunes issus des formations en environnement de niveau III ont connu une période de chômage sensiblement égale à celle de l’ensemble des sortants de niveau III.
Les jeunes issus des formations environnementales ont mis plus de temps à accéder à l’emploi que ceux de l’ensemble des formations. Cette différence est importante pour les jeunes sortant des formations environnementales de niveau I et II : 4,9 mois ont été nécessaires afin d’accéder à l’emploi, contre 3,4 mois pour les formations de niveau I et II de l’ensemble des formations.
47 % des élèves et étudiants sortis des formations en environnement accèdent rapidement et durablement à l’emploi, contre 57 % pour l’ensemble des formations. 14 % des jeunes issus de formations environnementales connaissent un chômage persistant ou récurrent, contre 9 % pour l’ensemble des formations. 69 % des jeunes sortant de formations environnementales accèdent à un emploi, soit rapidement et durablement, ou de manière différée après une période de chômage, d’inactivité ou de formation. Cette part est de 73 % pour l’ensemble des formations.
Généralement, plus le niveau d’études est élevé, meilleure est l’insertion professionnelle, les jeunes issus des formations de niveau I et II étant ceux qui s’insèrent le mieux dans la vie active. Dans l’environnement, on constate l’inverse pour les jeunes issus des formations du domaine « nature, milieux etéquilibres écologiques » : les jeunes sortant des formations de niveaux I et II s’insèrent le moins bien, 66 % seulement accèdent à l’emploi.
Les jeunes issus des formations de niveau III s’insèrent mieux : 75 % accèdent à l’emploi. Ceux des formations de niveau V, peu nombreux à être sortis de ces formations, sont 88 % à accéder à l’emploi.
Les jeunes sortant des formations du domaine « pollutions, nuisances et risques : services » ont des difficultés d’insertion.
Seuls 54 % accèdent à l’emploi. Les sortants des formations de niveau V nombreux dans ce domaine (70 %) connaissent un taux d’emploi très faible (43 %) et un taux de chômage très élevé (31 %).
Les jeunes issus des formations des domaines « pollutions, nuisances et risques : industrie et construction » et « aménagement du territoire et cadre de vie » ont un bon niveau d’insertion : respectivement 80 % et 82 % accèdent à l’emploi. Pour ces deux domaines, les sortants de niveau III connaissent un taux d’emploi très élevé (respectivement 95 % et 90 %).
L’insertion des jeunes issus des formations de gestion sociétale de l’environnement semble aisée, 81 % accédant à l’emploi. Mais ces formations ne sont proposées que pour les diplômes de niveau I. jeunes sortant des formations environnementales de niveaux I et II ainsi que de niveau V occupent moins de CDI que les jeunes issus de l’ensemble des formations. A l’inverse les sortants des formations environnementales de niveau III occupent plus souvent des postes stables (CDI, fonctionnaire).
Les jeunes issus des formations environnementales de niveau III occupent plus souvent un emploi d’ouvrier (37 %) que ceux de l’ensemble des formations (13 %), et moins souvent une profession intermédiaire. Il en est de même pour les jeunes issus de formations de niveau V même si l’écart est moins important. Pour l’ensemble des niveaux, les jeunes sortant des formations environnementales occupent plus d’emplois de cadres (17 %) et d’ouvriers (36 %), et sont moins représentés dans les métiers d’employés (19 %) et les professions intermédiaires (27 %).
Les jeunes issus des formations environnementales travaillent plus souvent dans les services que ceux de l’ensemble des formations. Les domaines « pollutions, nuisances et risques : services », « nature, milieux et équilibres écologiques », « aménagement du territoire et cadre de vie » et « gestion sociétale de l’environnement » offrent essentiellement des emplois de services. Seul le domaine « pollutions, nuisances et risques : industrie et construction » fournit une majorité d’emplois dans l’industrie.
En savoir plus :