Les défilés des lycéens en colère ont réuni deux fois plus de manifestants que ces derniers jours. Les lycéens protestent contre les 11.200 suppressions de postes prévues à la rentrée 2009 dans l’éducation nationale.
Xavier Darcos devrait recevoir les syndicats lycéens ce vendredi, restant ferme sur sa position relative à ces 11.200 suppressions de postes. Les lycéens sont quant à eux de plus en plus nombreux dans les rues de Paris et en province à demander à participer aux négociations sur la réforme de l’éducation nationale relative aux lycées.
Alors que la mobilisation lycéenne s'amplifie, Xavier Darcos va recevoir les syndicats lycéens à partir de ce vendredi, à commencer par le syndicat lycéen « Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL) », et l'autre syndicat lycéen « Union Nationale Lycéenne (UNL) ». Lundi Xavier Darcos recevra la FSU, qui regroupe les personnels de la fonction publique et qui est la première fédération de l'enseignement, sur la réforme du lycée.
Mardi dernier, le syndicat lycéen FIDL, se réjouissait déjà de la mobilisation qui avait eu lieu à Paris. Plus de 13.000 lycéens avaient alors manifestés venant de toute l’Ile de France. Face à cette mobilisation, la FIDL renouvelait son appel aux lycéens à manifester jeudi 3 avril dans toutes les villes de France. Succès de la mobilisation, les lycéens manifestants étaient entre 19.000 (source policière) et 35.000 (source UNL et Fidl) à défiler à Paris.
Après avoir reçu le soutien de 16 organisations de l'éducation nationale, regroupant notamment l'ensemble des syndicats d'enseignants, d'étudiants, la première fédération de parents d'élèves et la ligue de l'enseignement, les lycéens se sont donc à nouveau mobilisés jeudi aux côtés de nombreux enseignants et personnels. Ainsi, selon l’UNL, malgré les vacances scolaires dans 12 académies, ce sont près de 60 000 lycéens qui sont descendus aujourd'hui dans la rue pour protester contre les suppressions de postes, la réforme du bac pro et celle du lycée, et exiger une véritable ambition pédagogique pour le service public d'éducation.
Les rassemblements ont eu lieu dans plusieurs dizaines de villes de France et notamment à Paris avec 35.000 lycéens mobilisés ; ils étaient aussi 6.000 à Grenoble, 3.000 à Lyon, 3.000 à Toulouse, 1.000 à Alès, 800 à Albi, 700 à Saint Etienne, 600 à Chambéry, plusieurs centaines à Valences ... On dénombrait également plus de 200 lycées bloqués ou mobilisés jeudi, ajoute l’UNL.
Pour le syndicat des lycéens FIDL, « Les lycéens savent ce qu’entraînerons ces suppressions de postes, et surtout pour les lycées les plus en difficultés : augmentation des effectifs par classe (déjà élevé aujourd’hui), suppressions d’options, fin des heures de cours en demi-groupe, conditions d’études encore plus difficiles. » La FIDL rappelle aussi qu’elle a demandé à plusieurs reprises à être reçu par le ministre de l’Education Nationale, afin qu’il réponde aux inquiétudes des lycéens.
Le mouvement des lycéens a donc reçu le soutien de 16 organisations de l'Education (fédérations de l'Education, parents d'élèves des syndicats étudiants et lycéens), mais aussi de partis politiques (PCF et PS).