A l’occasion du Forum ministériel mondial sur l'environnement qui se tient à Monaco jusqu’à vendredi 22 février 2008, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a lancé son Rapport Annuel 2008, qui présente un aperçu de la nouvelle économie verte.
Dans la cadre du Forum Ministériel Mondial sur l'Environnement de Monaco le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a lancé son Rapport Annuel 2008, qui donne un aperçu de la nouvelle économie verte, présentant la lutte contre le changement climatique comme une opportunité pour l’économie plutôt qu'un « fardeau. »
Selon la Rapport annuel 2008 du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), « de plus en plus, la lutte contre le changement climatique est perçue comme une opportunité plutôt qu'un fardeau et un chemin vers la prospérité plutôt qu'un frein sur les bénéfices et l'emploi ».
Selon le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), cette nouvelle économie verte dynamiserait l’invention, l’innovation et l’imagination des ingénieurs, « à une échelle qui n'a probablement pas été vue depuis la révolution industrielle d'il y a plus de deux siècles ».
Les projets de « géo-ingénierie », comme les collecteurs de dioxyde carbone absorbant les gaz à effet de serre (GES), font l’objet d’un intérêt croissant, assure le PNUE dans un communiqué. Le marché du carbone progresse, et depuis novembre 2007, plus de 850 projets ont été enregistrés dans plus de 50 pays.
Par ailleurs, d’autres éléments de cette économie verte sont en train de se mettre en place, comme les rapports sur la responsabilité sociale des entreprises. « Beaucoup d’entreprises perçoivent désormais que devenir vert améliore également leurs résultats ».
Une autre initiative, avec le Réseau des investisseurs sur le changement climatique, lancé en 2003, dispose désormais de quelque 50 investisseurs institutionnels de plus de 3 milliards de dollars d’actifs. Le projet Principes pour l’investissement responsable, des Nations Unies, compte aujourd’hui 275 établissements avec 13 milliards de dollars d’actifs, précise le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).
Mais des défis demeurent, comme les obstacles que représentent les subventions à l’utilisation de combustibles fossiles, les régimes tarifaires commerciaux qui rendent les nouvelles technologies chères et les réticences à accorder des crédits pour l’énergie solaire et éolienne dans les communautés les plus pauvres, tempère le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), ajoutant que les réductions d’émissions industrielles sont « mitigées ».
Le PNUE recommande notamment aux Etats la suppression des subventions sur les combustibles fossiles, l’encouragement de la recherche et du développement, la recherche sur les économies énergétiques, le déploiement de politiques qui favorisent l’absorption des énergies renouvelables, ainsi que le financement de l’adaptation par les investissements publics.
Notons aussi que dans le cadre des emplois verts, le PNUE tente de se tourner « vers un emploie durable dans un monde à faible carbone ». Dans cette optique, le PNUE, en partenariat avec l'OIT et la Confédération Internationale des syndicats de commerce lancera également un rapport préliminaire de l'Initiative de l'Emploi Vert sur la façon dont une économie verte émergente est en train de produire de nouvelles possibilités d'emploi de l'agriculture à la construction et de l'ingénierie- au transport.