Les conditions de travail des mineurs artisanaux sont de plus en plus désastreuses. Les conditions de travail désastreuses d'un nombre croissant de mineurs artisanaux mises en lumière. Au moins 20 millions de personnes réparties dans près de 50 pays du monde travaillent dans des mines artisanales, et la survie de 100 autres millions de personnes en dépend. Les conditions environnementales et sociales sont pratiquement toujours désastreuses, selon la Banque Mondiale.
Selon le programme international Communautés et petites mines artisanales (CASM), financé par la Banque mondiale ainsi que par plusieurs donateurs, au moins 20 millions de personnes réparties dans près de 50 pays du monde travaillent dans des mines artisanales, et la survie de 100 autres millions de personnes en dépend. Les conditions environnementales et sociales sont pratiquement toujours désastreuses.
La conférence internationale annuelle du CASM a eu lieu à Ulaanbaatar (Mongolie) du 7 au 12 septembre. Elle a été l’occasion pour des experts des mines artisanales venus des quatre coins du monde de faire le point sur la situation des mineurs. Le thème principal de cette année était « Un partenariat efficace pour une exploitation minière artisanale viable ».
En quoi consiste l’exploitation minière artisanale ? L’exploitation minière artisanale et à petite échelle consiste à extraire et produire des minéraux et des produits minéraux selon des méthodes artisanales et une exploitation mécanisée à petite échelle, impliquant une technologie rudimentaire.
« La Banque mondiale a l’honneur de co-organiser cette conférence en Mongolie, où l’exploitation minière artisanale influence la vie de milliers de personnes, a déclaré M. Arshad M. Sayed, chef-pays pour la Banque mondiale. Cet événement arrive en temps opportun, car le Congrès se prépare à discuter d’un projet de loi sur l’exploitation minière artisanale. Nous nous réjouissons de nous engager de façon constructive et productive auprès de toutes les parties prenantes principales. »
Au moins 650 000 femmes, réparties dans les 12 pays les plus pauvres du monde, travaillent dans des mines artisanales et entre 1 et 1,5 million d’enfants sont également impliqués dans cette activité. Les matières premières exploitées par les mineurs artisanaux sont variées ; elles incluent notamment les pierres précieuses, l’or, le cuivre, le cobalt, le coltan, le charbon et d’autres minéraux industriels.
« Le nombre de mineurs artisanaux ne cesse de croître en fonction de la demande et des tarifs plus élevés des minéraux dans les pays de l’OCDE et les économies émergentes, telles que la Chine et l’Inde, indique M. Gotthard Walser, spécialiste responsable de l’exploitation minière et directeur du programme CASM. Dans un environnement approprié, l’exploitation minière artisanale pourrait contribuer plus efficacement à la croissance économique. Dans ce but, des mesures incitatives sont prises pour, notamment, renforcer les partenariats entre les gouvernements et les sociétés minières. »
Les caractéristiques socio-économiques de l’exploitation minière à petite échelle reflètent exactement les défis à relever pour atteindre les objectifs de développement pour le Millénaire (ODM) en matière de santé, d’environnement, d’égalité des sexes, d’éducation, du travail des enfants et d’éradication de la pauvreté.
Par exemple, les petites communautés vivant des activités minières sont extrêmement vulnérables aux maladies contagieuses, telles que le paludisme, la tuberculose, la grippe, le choléra, la fièvre jaune, les maladies sexuellement transmissibles et le VIH/SIDA.
Par ailleurs, l’exploitation minière à grande échelle arrive souvent dans les régions où l’exploitation minière est exercée de façon traditionnelle, artisanale et à petite échelle, ce qui crée des conflits potentiels par rapport aux droits de propriété et aux moyens de subsistance. Cet état de fait est particulièrement préoccupant dans les États fragiles ou se relevant de conflits qui subissent un stress économique et social important.
Dans l’espoir de régler certaines de ces questions, le CASM aide à établir des relations positives et productives parmi les communautés locales, les principales sociétés minières et les organismes gouvernementaux dans le cadre d’une structure juridique équitable et efficace. Le programme de travail du CASM regroupe 35 autres organisations dans 25 pays et différentes régions du monde. Des milliers de personnes peuvent potentiellement en bénéficier.
Le CASM essaie également de faire progresser le développement social et économique, notamment en encourageant l’utilisation de techniques sans danger pour l’environnement dans le domaine de l’exploitation des minéraux. Il aide également toutes les parties prenantes concernées à respecter les normes internationales en lien avec le droit du travail ainsi que la santé et la sécurité au travail.
Selon le directeur du programme CASM, il est tout aussi important d’offrir un revenu acceptable aux mineurs artisanaux par le biais de pratiques minières productives, qui renforcent l’infrastructure et les services locaux, que de mettre en place un processus d’extraction des ressources efficace à long terme avec un accès aux marchés équitables et aux sources de crédit.