Le premier ministre François Fillon a annoncé, dans un entretien au Monde du 22 août, un programme de réformes en faveur de la compétitivité des entreprises. Selon le premier ministre, à la défiscalisation des heures supplémentaires s’ajouteront l’extension du crédit impôt recherche, la création d’un statut de "jeune entreprise universitaire" et la fusion d’Oséo et de l’Agence pour l’innovation industrielle. Un calendrier des réformes structurelles sera présenté en Conseil des ministres le 24 août. De vastes réformes structurelles seront prises pour dynamiser l’économie française
Dans un entretien au Monde, daté du 22 août, François Fillon a détaillé les réformes structurelles en marche pour relancer la croissance, accroître la compétitivité des entreprises françaises et faciliter l’accès à la propriété.
Afin de rendre les entreprises françaises plus compétitives, le Gouvernement a engagé et poursuit une vaste politique de réformes avec : la loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat, adoptée par le Parlement le 1er août, qui prévoit, dès octobre, une défiscalisation et une exonération des charges concernant les heures supplémentaires ; les négociations avec les partenaires sociaux, débutées en juin, sur le contrat de travail et la fusion ANPE-Unedic ; l’extension du crédit-impôt recherche, avec la prise en compte de 100 % des dépenses des entreprises en matière de recherche et développement ; la fusion des agences d’aide aux entreprises Oséo et Agence pour l’innovation industrielle (AII) ; la création d’un statut de "jeune entreprise universitaire".
S’inscriront également dans l’action économique du Gouvernement pour renforcer la compétitivité des entreprises :les résultats de la révision générale des politiques publiques et de la commission sur les "freins à la croissance", présidée par Jacques Attali ; la loi de modernisation de l’économie que prépare Christine Lagarde pour la fin de l’année.
Deux annonces marqueront le Conseil des ministres du vendredi 24 août : un calendrier de travail relatif aux réformes structurelles portant sur la compétitivité économique et des dispositions destinées à élargir les incitations pour les acquéreurs d’un logement.
Pourquoi une politique en faveur de la compétitivité des entreprises ? Pour François Fillon, il faut revaloriser le travail, gagner un point de croissance et atteindre le plein emploi en 2012... La réalisation de ces objectifs implique une meilleure compétitivité des entreprises françaises et une croissance dynamique.
Selon le premier ministre, plusieurs mesures y contribuent : l’adoption par le Parlement, le 1er août, de la loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat ; l’installation, le 27 juillet, du conseil des entrepreneurs, organe de réflexion et de suggestion sur le développement économique ; le développement du volontariat international en entreprise (VIE), avec en ligne de mire le défi de la mondialisation. Il s’agit de doubler le nombre de volontaires en deux ans et de mobiliser les entreprises françaises, en les incitant à recruter des jeunes pour réaliser leur implantation à l’étranger ; la simplification de l’environnement fiscal, réglementaire et social des entreprises. Composé d’experts-comptables, de commissaires aux comptes, de centres de gestion agréés, de chambres de commerce et de métiers, un groupe d’experts rendra ses propositions dès la rentrée.