Selon une information de Reuters, Deutsche Telekom a annoncé la disparition de plus de 2.000 emplois. Cette suppression vient s’ajouter à une autre de plus grande envergure qui prévoit la suppression de 32.000 emplois.depuis le début de l'année,les mesures se succèdent pour essayer d'enrayer la perte importante de ses abonnés.
Deutsche Telekom va mal. Le groupe avait averti en janvier que ses résultats seraient inférieurs aux attentes.Les résultats du premier trimestre ont en effet été décevants. L'opérateur a publié en mars un bénéfice net annuel en baisse de 43,4%.Les raisons évoquées de ces difficultés: Deutsche Telekom doit faire face à une baisse de ses abonnés dans la téléphonie fixe (2 millions de clients ont quitté son réseau fixe en 2006) et affronter une concurrence acharnée pour la fourniture d'accès à internet.René Obermann, le nouveau patron de l'opérateur avait donné le ton en présentant un nouveau plan destiné à améliorer la compétitivité du groupe. Outre des coupes franches et des investissements dans la fibre optique, le groupe avait envisagé de réduire ses coûts de 900 millions d'euros.Et le principal poste visé serait les salaires des employés. Deutsche Telekom proposait ainsi de baisser de 12% en deux ans, les salaires de 50.000 personnes. En contre-partie, leurs emplois seraient garantis jusqu'en 2010... proposition que les syndicats,pourtant connus en Allemagne pour leurs capacités de dialogue,avait refusé catégoriquement...pour faire marche arrière en juin dernier.
Juillet 2007:Outre un important plan d'économies, l'opérateur a annoncé,le lancement d'une nouvelle marque positionnée sur le 'low cost'(Congstar).Elle sera très simple, facile à utiliser et pas cher. Elle proposera de l'ADSL (2 Mb/s) à 14,99 euros par mois et/ou du mobile à 0,19 euro la minute. Il n'y aura pas de durée d'engagement.
Contrairement à France Télécom qui a stoppé l'hémorragie dans le fixe et qui domine le marché des mobiles, Deutsche Telekom continue à perdre de l'argent dans ces deux segments. Autant dire que Congstar est source de beaucoup d'espoirs du côté de Berlin. D'ailleurs les objectifs sont plutôt ambitieux : l'opérateur à bas prix vise un chiffre d'affaires de 1 milliard d'euros d'ici 2010.
Août 2007:Le premier groupe télécoms européen est toujours victime de la baisse de la téléphonie fixe.Pour le 2è trimestre 2007, le chiffre d'affaires de cette activité est en baisse: -7,4% à 8,65 milliards d'euros, tandis que le chiffre d'affaires global progresse: +3%, à 15,757 milliards.Le groupe aurait perdu des abonnés au téléphone fixe mais en aurait gagné sur Internet haut débit en Allemagne toujours au deuxième trimestre écoulé.Globalement, le bénéfice brut du groupe a progressé à 4,9 milliards.Le bénéfice net, à 608 millions d'euros, est en baisse de 40,3% par rapport à l'année précédente (1,018 milliard) et en dessous des attentes des analystes qui tablaient sur 616 millions.Se sentant menacé par le déclin de sa division téléphonie fixe, l'opérateur allemand annonce des mesures d'économies. Sur le premier trimestre il a déjà économisé pas moins de 800 millions d'euros.Le groupe, selon le Figaro, devrait réaliser une réduction totale des coûts de l'ordre de deux milliards sur l'année.Il compte économiser 4,7 milliards d'euros d'ici à 2010. Un accord décroché en juin avec les syndicats visant à réduire les salaires et augmenter le nombre d'heures de travail permettra au groupe d'accroître ses économies de coûts d'environ 700 millions d'euros par an d'ici à 2010", a indiqué René Obermann, président.