Les huit fédérations de fonctionnaires, CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, SOLIDAIRES, CGC, CFTC Paris, devraient se réunir le vendredi 24 août pour faire le point sur les suppressions de postes annoncées par le gouvernement pour 2008.
Au total, celui ci prévoit de supprimer 22.700 postes contre 12.000 suppression de postes en 2007. Le gouvernement prévoit de ne pas procéder au remplacement d’un fonctionnaire sur trois qui partira à la retraite l'année prochaine contre un fonctionnaire sur deux comme l'avait promis Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle.
Pour FO, « 40.000 ? Non, 22.700 ! C'est votre dernier prix, M Fillon ? Comment s'y retrouver en cette période troublée où le Premier ministre réunit son gouvernement en séminaire, et où les sénateurs Arthuis et Marini prônent des solutions radicales pour « assainir » le budget de l'Etat : coupes sombres dans les effectifs, éclatement de la grille indiciaire avec un point d'indice différent pour chacun des 3 versants de la fonction publique, encadrement drastique des salaires, confirmation du remplacement d'un fonctionnaire sur deux annoncé par le candidat Sarkozy ».
Selon ce syndicat de fonctionnaires, « Toutefois, si l'on se réfère au discours du Premier ministre, le remède ne s'appliquera pas de manière égale à tous les secteurs de la fonction publique : « Cette règle du un pour deux sera appliquée avec rigueur mais avec trois nuances : pour l'Education nationale, deux fonctionnaires sur trois seront remplacés au regard des missions nouvelles qui lui sont assignées, en particulier pour assurer la mise en place des projets personnalisés de réussite éducative et les devoirs encadrés ; en ce qui concerne la Justice, elle bénéficiera de 1 600 créations d'emplois pour l'ouverture de nouveaux établissements pénitentiaires afin de résorber la surpopulation carcérale. Quant à l'enseignement supérieur et la recherche les effectifs y seront maintenus. ». Les autres ministères se verront donc appliquer strictement la règle du « 1 sur 2 », voire 2 sur 3 non remplacés au ministère des finances. »
Pour ces huit fédérations de fonctionnaires, avec le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, « ces suppressions auront des conséquences dramatiques sur l’emploi et les conditions de travail ainsi que sur le champ et les missions des services publics. Les usagers en seront les premières victimes. Encore une fois aucune réflexion ou discussion préalable sur les services publics n’a été conduite et c’est une logique exclusivement comptable qui prévaut. »
Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il allait s'adresser directement aux fonctionnaires « dans la dernière semaine d'août » afin de leur expliquer que certes ils seront « moins nombreux mais qu’ils seront mieux payés ».
De leur côté, les syndicats veulent se réunir avant cette rencontre et avant les quatre conférences sociales sur les valeurs de la fonction publique, le pouvoir d'achat, le dialogue social et les parcours professionnels des fonctionnaires relatives aux agents publics prévues en septembre, précise un communiqué de l'Unsa.